Le site est beau. Votre beau-frère trouve aussi. Six mois plus tard, personne n’a appelé grâce à lui, et vous hésitez avant d’envoyer le lien.
Un site échoue rarement à cause de ses couleurs. Il échoue sur ce que personne n’a vérifié avant le premier paiement. Voici la liste. Posez ces questions à tous ceux que vous comptez payer, nous compris.
Comment choisir une agence web au Maroc ?
Choisissez celle qui sait dire à quoi servira votre site, à qui il appartiendra et ce que devient un lead après le formulaire. Si personne ne vous répond clairement sur ces trois points, le design peut attendre.
Commencez par la mission. « Il nous faut un site » n’est pas un brief. « Les acheteurs doivent voir nos programmes et réserver une visite » en est un. « Les parents doivent comprendre la formation et demander à être rappelés » aussi. Une phrase comme celle-là change toutes les décisions qui suivent, et c’est déjà le début d’un cahier des charges.
Que doit contenir un devis de création de site web ?
Un devis doit détailler ce que vous recevez ligne par ligne, pour comparer deux offres sur la même base. « Site vitrine, 5 pages » ne dit rien. Demandez :
- Les pages, une par une.
- Qui écrit les textes. Si c’est vous, réservez vos soirées.
- Un design fait pour vous, ou un modèle adapté.
- Les langues : français, anglais, arabe. Chacune ajoute du travail.
- Les formulaires, et où partent les demandes.
- Le suivi : statistiques et Pixel Meta, si vous diffusez ou comptez diffuser des pubs.
- L’après-lancement : hébergement, maintenance, qui fait les petites modifications.
- Le nombre d’allers-retours compris.
Combien coûte un site web au Maroc ?
Le prix d’un site web au Maroc dépend de son périmètre : nombre de pages, langues, rédaction, design sur mesure ou modèle, outils à connecter. Voilà pourquoi deux devis pour « un site » peuvent être très éloignés et honnêtes tous les deux. Vous ne lirez pas de chiffre ici : sans votre périmètre, ce serait une supposition. Ce que vous pouvez faire, c’est demander à deux prestataires de chiffrer la même liste.
Devant un prix qui paraît trop beau, cherchez ce qui manque. Les textes, les photos et les connexions à vos outils disparaissent souvent les premiers. Et si vos images ne sont pas à la hauteur de votre offre, un vrai shooting vous servira peut‑être plus qu’une nouvelle mise en page.
À qui appartiennent le domaine, l’hébergement et les fichiers ?
Ils doivent vous appartenir. Le domaine doit être enregistré au nom de votre société, avec un accès que vous détenez. Même chose pour l’hébergement, l’administration du site et les statistiques.
Si tout est au nom du prestataire, vous louez votre propre nom. Le jour où vous vous séparez, vous découvrez le prix du loyer. Posez la question avant de signer : « si on arrête de travailler ensemble, je pars avec quoi ? »
Est-ce que le site marche sur téléphone ?
Il le doit, parce que c’est là que vos acheteurs le verront d’abord. Ne jugez pas un design sur le grand écran d’une salle de réunion. Demandez le lien, ouvrez-le sur votre téléphone, en 4G, et essayez de faire la seule chose que vous attendez d’un visiteur.
Lit-on l’offre sans zoomer ? Le numéro appelle-t-il quand on le touche ? Le bouton WhatsApp ouvre-t-il une conversation ? Remplit-on le formulaire avec le pouce ? Si vous hésitez, votre visiteur s’en va.
Où va un lead après le formulaire ?
Un lead doit arriver à un seul endroit où quelqu’un le voit tout de suite, pas dans une boîte mail que personne n’ouvre. On oublie de poser cette question, et c’est elle qui décide si le site rapportera un jour quelque chose. Pendant la démo, remplissez le formulaire vous‑même. Qui l’a reçu ? En combien de temps ? Avez-vous eu une confirmation ?
Un formulaire sans organisation derrière, c’est une fuite avec une jolie typographie. Si vous n’avez pas encore de pipeline, commencez par une mise en place CRM.
Peut-on croire ce qu’on trouve sur votre site ?
Oui, si tout y est vrai. De vraies photos de votre travail, de votre équipe, de vos locaux. De vrais mots de clients si vous en avez, rien si vous n’en avez pas. Pas de compteurs inventés, pas de logos empruntés. Un acheteur sérieux vérifie, surtout avant un gros achat.
Il vous cherchera aussi sur Google. Votre site et votre fiche Google doivent raconter la même histoire : même nom, même numéro, mêmes horaires.
La loi s’applique-t-elle aux formulaires de votre site ?
Oui : un formulaire collecte des données personnelles, donc la loi marocaine 09-08 s’applique. La CNDP, l’autorité nationale de protection des données, publie des lignes directrices pour les sites web. Entre autres, utiliser ces coordonnées pour de la prospection demande un consentement préalable ou un achat antérieur d’un produit similaire, et chaque message doit offrir un moyen de se désinscrire. Demandez qui rédige votre page de confidentialité et la ligne de consentement de vos formulaires. « Personne » est une mauvaise réponse.
Faut-il commencer par un site complet ?
Pas toujours. Si vous vous apprêtez à lancer des pubs pour une seule offre, une page peut passer d’abord, et nous avons comparé les deux dans landing page ou site web. Un site complet s’impose quand vos acheteurs vérifient qui vous êtes en ligne avant d’appeler.
Pas sûr ? Le Growth X‑Ray est un audit en direct pendant un appel. Il est gratuit, et il regarde votre site comme une partie de toute la boucle.